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GRENADE INCENDIARE FUMIGENE OU SUFFOCANTE MODELE 1916
Grenade en tôle de forme ovoïdale, recevant un allumeur automatique ou bien à percussion. Poids total 560g dont 300g de phosphore blanc.

GRENADE INCENDIARE A MAIN MODELE 1916
Il s’agit d’une boîte en fer blanc dont la partie supérieure reçoit un allumeur à percussion. Sa charge est composée de 20 % d’alumine, 75 % d’oxyde de fer et 5 % de silicate de soude. Cette charge est elle-même percée d’un canal dans lequel se trouve une composition d’allumage. Une fois amorcée cette grenade brûlera en dégageant une chaleur pouvant atteindre 3000°C.

LA GRENADE BESOZZI
Grenade d’importation italienne, arrivée en France dés 1915, elle est constituée de 2 calottes de fonte quadrillée. Son système d’allumage est très rudimentaire puisqu’il s’agit d’une mèche avec tête phosphorée, le retard est de 3 secondes. Pour l’amorcer il suffit de frotter la tête sur un frottoir. Inutilisables par temps humide, elles furent souvent allumées grâce au fourneau de pipe des poilus. Poids total 630g dont 60g d’explosif P.

LA GRENADE CITRON FOUG MODELE 1916
Cette grenade dont la forme se rapproche d’un citron est apparue dès 1916, cette forme lui permet d’être mieux prise en main et d’obtenir une meilleure fragmentation. Son système d’allumage à percussion est logé dans un sabot de bois. Pour protéger les fantassins d’un allumage accidentel lorsqu’ils en transportent plusieurs dans leurs musettes, elle fut pourvue d’un capot en tôle pointu en 1916, puis arrondi et enfin plat a partir de 1918. Son poids total est de 550g dont 90g de cheddite.

GRENADE A FUSIL VB MODELE 1916
Mise en service en 1916, cette grenade s’utilise grâce à un tromblon fixé sur le fusil. Son corps est quadrillé intérieurement. Deux tubes de laiton la traversent. Le premier en son centre afin de laisser passer l’ogive d’une cartouche, et le second sur le coté recevant le système d’allumage. La grenade est donc placée dans le tromblon, (partie plate vers le bas), le grenadier introduit une cartouche normale dans la chambre du fusil. Au départ du coup, l’ogive traverse le tube et actionne l’amorce qui allume le retard de 8 secondes. Les gaz du tir projettent la grenade à une portée maximum de 180 mètres. L’emploi de la cartouche standard devait éviter les nombreux accidents survenus avec les grenades à baguette. En effet celles-ci étaient propulsées par des cartouches feuillette, c’est-à-dire sans ogive. Dans l’action de nombreux poilus furent blessés ou perdirent la vie en se trompant de cartouches ce qui poussa au développement du système VB. Le poids de cette grenade est de 475g dont 60g de cheddite.

LA GRENADE BERTRAND N°1 MODELE 1915
Entrée en service en avril 1915, cette grenade sphérique de 6 cm de diamètre est une grenade suffocante. Elle est constituée de 6 écailles de fonte emboîtées autour d’une capsule de verre contenant un liquide lacrymogène. Le tout est retenu par un fil de fer. Lorsque cette grenade est lancée contre un corps dur, les pointes des écailles brisent l’ampoule et le gaz s’en échappe. Elle pèse 200g dont 25g de liquide actif.

LA GRENADE P1 MODELE 1915 « GRENADE POIRE »
Grenade distribuée vers mai 1915, inventée par Monsieur Billant (inventeur des bouchons automatique), elle est constituée d’un corps en fonte quadrillé intérieurement, recevant une charge de 30g d’explosif P. Un tube plongeur contient le détonateur, l’amorce et le percuteur. Ce tube est relié à une tige articulée à l’extérieur, maintenue en place par une cuillère enveloppant la grenade. Cette cuillère reste solidaire grâce à une petite ficelle. Pour pouvoir se servir de cette grenade il suffit d’arracher la ficelle et de la lancer. La cuillère se libère alors pour se placer à la verticale, libérant ainsi un long ruban lesté en son extrémité d’un plomb. Ainsi elle peut, théoriquement, retomber selon une trajectoire rectiligne. En touchant le sol la force d’inertie fait percuter l’amorce et exploser la grenade. Le procédé est ingénieux mais inadapté à la boue des tranchées les grenades s’enlisent à l’impact et n’explosent pas. De plus la faible charge d’explosif casse au mieux la grenade en 2 parties.

LA GRENADE F1 MODELE 1915
Grenade en fonte divisée en 38 morceaux. Son poids est de 630g dont 60g de cheddite. L’explosion de cette grenade produit une dizaine d’éclats dans un rayon de 200 mètres. L’arrivé massive de ce type d’engin commencera des 1916. Cette grenade commencera à être distribué vers mai 1915. Elle recevra elle aussi les allumeurs a percussion ainsi que les bouchons automatiques Billant.

LA GRENADE OFFENSIVE F1 1915
Cette grenade en tôle de caractère offensif, était surtout employée dans les combats de tranchées, son rayon destructeur étant très faible, son emploi dans les milieux exigus est tout à fait approprié. Chargé de 150g de cheddite en 1915, elle passe à 120g de Schnedeirite et 105g de NTMX. Cette grenade se compose de 2 calottes en fer blanc soudées à l’étain pour un poids total de 250g, elle recevra les allumeurs à percussion ainsi que les bouchons automatiques Billant.

LE PETARD EXPLOSIF SPECIAL BARBELES
Dans la guerre de position, les barbelés sont la plaie des fantassins, en effet ceux ci interdisent l’accès des lignes adverses. Pour pouvoir mener une action, il est logique de pouvoir y constituer une brèche, pour se faire on fait appel à l’artillerie, ou encore aux troupes du génie afin de poser sous les réseaux de barbelés ennemis des charges explosives que l’on fera exploser avant l’attaque. Pour pallier l’absence de tirs de destruction ou de sapeurs du génie, un pétard explosif spécialement dévolu à la destruction des barbelés va voir le jour.Il s’agit d’une tôle roulée et rivetée fermée d’un coté par un tampon en bois et de l’autre par un manche. A l’intérieur de cette tôle se trouve 400 grammes de cheddite sous forme de cartouches, celles-ci toutes accompagnées d’un détonateur sont reliées entre elle par un cordeau détonnant. Au cours de l’année 1916 la charge passera à 800 grammes. Il s’agit d’une forme artisanale de la bangalore torpédo. L’allumage se fera par mèche d’un retard de 5 secondes, ou par un allumeur à traction modèle 1913. Sur le manche est gravé le retard.

LES PETARDS RAQUETTE
L’approvisionnement en grenades à la fin de l’année 1914 se faisant très mal, le troupier français va donc inventer un nombre conséquent d’engin pouvant pallier à ce manque. Vont donc apparaître des boites de conserves, bouteilles de verres, chargées de poudres noires, clous, verres pilés, graviers etc…
Les pétards raquettes sont de petites planchettes de bois sur lesquelles sont généralement fixées des cartouches de cheddite ou des tubes de fonte contenant de la mélinite. L’allumage au début de la production se fera par une mèche avec un retard de 5 secondes. Par la suite un petit sabot de bois sera rajouté sur la planchette pour recevoir 2 amorces de cartouches de fusils de chasse faisant face à la mèche. Il ne restera plus qu’à les percuter grâce à un clou (ce clou est logé dans un trou borgne du bloc). Ces pétards seront aussi équipés d’un crochet, ainsi le fantassin pourra les porter au ceinturon.

LA GRENADE MODELE 1914
Au cours du premier trimestre 1915, les grenades modèle 1914 vont apparaître. Elles diffèrent du modèle précédent par le filetage de l’œil, et la présence d’un quadrillage intérieur. Cette grenade reçoit la fusée modèle 1914 en bronze. Celle-ci vient se visser dans l’œil de la grenade. L’allumage comme sur la précédente s’effectue par traction, le retard n‘est plus que de 4 secondes. Cette grenade ne donnant pas beaucoup de résultats en combat rapproché, il fut décidé de l’utiliser sur des catapultes à ressorts, le retard sera alors allongé à 7 secondes.

LA GRENADE MODELE 1847
Cette grenade en fonte que l’on rencontrera au début du conflit vers janvier 1915 est une grenade défensive, elle mesure 8.12 cm de diamètre pour une épaisseur de 9 mm. Lisse intérieurement et extérieurement elle est chargée de 110 grammes de poudre noire et pèse 1.2 kg. Elle sera livrée généralement avec une fusée modèle 1882 rentrée en force dans l’œil de la grenade. Cette fusée en bois contient un petit tube de cuivre dans lequel une composition fusante de 5 secondes donne le retard nécessaire à son utilisation, cette composition allumera ensuite la poudre de chasse qui à son tour enflammera la poudre noire et fera exploser la grenade. Cette fusée, du fait de l’humidité dans les tranchées, connaîtra de nombreux ratés.
Les Grenades Françaises